Les conducteurs qui effectuent leur tout premier trajet partagé peuvent prétendre à une prime allant jusqu’à 100 euros, à condition de remplir des critères précis. Cette incitation financière, instaurée par l’État, vise à encourager l’adoption rapide de solutions de mobilité plus responsables.
L’application FranceCovoit centralise désormais les démarches et le suivi de cette prime, simplifiant l’expérience pour les nouveaux inscrits. Certaines plateformes partenaires appliquent des modalités spécifiques, rendant le dispositif plus complexe qu’il n’y paraît.
Le covoiturage en France : un mode de transport qui séduit de plus en plus
La voiture individuelle règne encore en maître sur le réseau routier français, mais une lame de fond s’amorce : le covoiturage s’installe peu à peu comme une solution pragmatique et structurante. D’après l’INSEE, près de 70 % des trajets domicile-travail se font toujours en solitaire. Pourtant, le vent tourne. En 2024, 12 millions de déplacements ont été organisés via des plateformes dédiées, signe tangible d’un basculement progressif vers la mobilité partagée.
Face à cette dynamique, les autorités choisissent l’offensive. Avec le plan national covoiturage du quotidien, l’objectif est clairement affiché : tripler la pratique d’ici 2027 en visant 3 millions de trajets quotidiens. Le potentiel est colossal : à ce rythme, la France pourrait éviter 3 millions de tonnes de CO2 rejetées chaque année, selon le SGPE. Une arme redoutable contre la pollution générée par les véhicules individuels, qui pèsent à eux seuls plus de 15 % des émissions nationales de gaz à effet de serre.
Mais le covoiturage ne se limite pas à ce combat écologique. Ses retombées sont multiples : désengorger les axes saturés, alléger la facture mobilité, renforcer la cohésion locale. L’apparition de voies réservées, inscrite dans la loi d’orientation des mobilités (LOM), illustre ce virage. Deux pratiques structurent le paysage : le covoiturage courte distance (moins de 80 km, souvent pour le travail) et le covoiturage longue distance (au-delà de 80 km, pour les liaisons entre villes).
L’Observatoire national du covoiturage, l’Ademe et les collectivités mesurent la progression de cette tendance. Pourtant, la route est encore longue : seuls 3 % des navettes domicile-travail s’effectuent en covoiturage au quotidien. Pour accélérer, il faut changer les habitudes, mais aussi soutenir l’élan par des politiques volontaristes et des incitations concrètes, à l’image de la prime de covoiturage.
Prime de covoiturage : qui peut en profiter et à quelles conditions en 2023 ?
Mise en place par l’État, la prime de covoiturage veut démocratiser les trajets partagés sur courte distance. Ce soutien financier s’adresse avant tout aux conducteurs qui s’engagent à transporter des passagers sur des trajets inférieurs à 80 km. Pour y accéder, il faut impérativement passer par une plateforme de covoiturage agréée, qui certifie la réalité des trajets et des mises en relation. Cette exigence vise à garantir la sincérité des trajets et à écarter les déclarations fictives.
Le montant de la prime atteint 100 euros, attribués en deux temps : 25 euros après le premier trajet admissible, puis 75 euros après le dixième. Ce versement est réservé aux covoiturages de courte distance, via une application reconnue. Le dispositif s’appuie sur les certificats d’économie d’énergie (CEE), ce qui implique un contrôle strict par les plateformes partenaires pour vérifier chaque preuve de trajet partagé.
À cette prime nationale peuvent s’ajouter des aides locales : certaines collectivités territoriales offrent des trajets gratuits pour les passagers, des bonus pour les conducteurs, ou prennent en charge certains frais spécifiques. Les entreprises s’impliquent également. Grâce au forfait mobilités durables, qui peut atteindre 900 euros par an dans le privé, les employeurs favorisent activement le covoiturage régulier de leurs salariés. Ce maillage d’aides, à l’échelle locale comme nationale, façonne un environnement propice où chacun, conducteur, passager, entreprise, collectivité, dispose de nouveaux leviers pour s’engager.
FranceCovoit, l’application qui simplifie vos trajets et l’accès à la prime
Depuis 2024, FranceCovoit occupe une place de choix dans le quotidien des adeptes du covoiturage. Cette application agrège l’offre de plusieurs services majeurs (BlaBlaCar Daily, Klaxit, Karos, Mobicoop, Ecov, OuestGo…), rendant la recherche et la réservation de trajets simple et rapide, qu’il s’agisse de déplacements ponctuels ou d’un trajet régulier vers le travail.
La prime de covoiturage se réclame directement via FranceCovoit, sous réserve de respecter les critères d’éligibilité : trajet de moins de 80 km, inscription sur une plateforme agréée, et preuve des trajets effectivement réalisés. Toutes ces démarches sont automatisées : chaque déplacement validé est enregistré, les justificatifs transmis, et l’utilisateur informé en temps réel de l’avancée du versement. Exit les formulaires interminables : FranceCovoit privilégie la transparence et la simplicité, pour un suivi sans accroc.
En s’inscrivant dans la dynamique du plan national covoiturage du quotidien, FranceCovoit facilite la progression vers la cible gouvernementale : tripler le nombre de trajets partagés d’ici 2027. Avec déjà 12 millions de trajets réalisés en 2024, la plateforme connecte conducteurs et passagers à l’échelle nationale et accompagne la réduction des émissions de CO2.
Pour chaque utilisateur, chaque trajet validé compte vraiment. Additionnés au fil des jours, ces petits déplacements font la différence : ils génèrent un gain financier concret et contribuent à l’effort collectif de transition écologique.
Pourquoi passer à l’action ? Moins de dépenses, plus de convivialité et un geste pour la planète
La flambée du prix des carburants pèse lourd dans le budget des ménages. Le covoiturage ouvre une porte de sortie : partager un trajet quotidien de 30 km, c’est près de 2 000 euros économisés par an. Les coûts de carburant, de péage et d’entretien se répartissent équitablement, sans dégager de bénéfice. Cette pratique, encadrée par le barème kilométrique et exonérée d’impôt tant que les sommes restent dans la limite des frais partagés, n’a rien de lucratif. L’administration fiscale et la Sécurité sociale distinguent clairement cette pratique du transport à but commercial, garantissant un cadre sécurisé pour tous.
Mais l’intérêt ne s’arrête pas là. Partager une voiture, c’est aussi réduire concrètement l’empreinte environnementale de chaque trajet. À deux, les émissions de CO2 sont divisées par deux, selon l’Ademe. Si la France généralisait le covoiturage domicile-travail, elle éviterait jusqu’à trois millions de tonnes de CO2 chaque année. Rappelons-le : la voiture individuelle représente aujourd’hui plus de 15 % des émissions de gaz à effet de serre du pays.
Le covoiturage, c’est aussi une expérience sociale. Finie la monotonie du volant en solo : les trajets partagés rapprochent, suscitent des échanges, renforcent la solidarité locale. La mobilité partagée limite les embouteillages et améliore la qualité de l’air. Pourtant, seuls 3 % des trajets domicile-travail se font en covoiturage quotidien, preuve que le potentiel de changement reste immense.
Voici les points marquants à retenir :
- Économie annuelle sur trajets quotidiens : près de 2 000 euros
- Émissions de CO2 divisées par deux pour un trajet partagé
- Covoiturage exonéré d’impôt tant que les frais partagés ne sont pas dépassés
- Protection des passagers assurée par la responsabilité civile du conducteur
La route s’ouvre à ceux qui choisissent de partager. À l’horizon, une mobilité plus maline, moins onéreuse, et un air plus sain pour tous.


